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lundi 4 février 2019

T'as vu y'a Alan Stivell à la Cigale ? Hein, quoi Steven Seagal ?

Ce soir, lundi 4 février, concert d'Alan Stivell à la Cigale, mais chez Ouais ? on préfère quand même Steven Seagal qui, quand il ne joue pas dans des films cultes, pousse la chansonnette de temps à autres, notamment sur cette superbe reprise de My Boy Lollipop :


A la base, My Boy Lollypop (avec un y) est un morceau de 1956 interprété par la chanteuse R&B Barbie Gaye :


Au début des années 60, le Rhythm & Blues américain donne naissance au ska jamaïcain. Un des titres qui va faire connaître le ska dans le monde est une version de My Boy Lollipop par la toute jeune Millie Small (17 ans si nos calculs sont bons). Cette version sera si populaire que les monsieurs je-sais-tout du web 2.0 affirment que la version originale de 1956 est un morceau de ska (même si elle date d'avant la naissance du ska) :


La même année que la version de Millie Small, les yéyés ne perdent pas de temps et adaptent très rapidement en français cette chanson qui deviendra C'est toi mon idole par Agnès Loti, Les Gam's (formées par des choristes de Gilbert Bécaud) ou Les Mitoufle :




Bref, des versions de cette chanson il y en a des paquets, peut-être même qu'Alan Stivell la reprendra après avoir lu ce post...

vendredi 12 octobre 2018

Conseil TV du dimanche : de la neige et des rastas

Ce dimanche 14 octobre, 6ter rediffuse un nanar classique des années 90 : Rasta Rockett (Cool runnings en VO), l’histoire improbable mais pourtant vraie de l’équipe de bobsleigh jamaïcaine, un pays qui ne voit pas beaucoup la neige mais qui participe quand même aux Jeux Olympiques d’hiver.


Outre le film gentillet made in Disney, ce qui a marqué les esprits à l’époque, c’est sa BO, comprenant notamment la star du ragga de l’époque Super Cat, la grande Diana King, les vétérans Wailing Souls et surtout Jimmy Cliff, avec l’un des tubes de l’été 94 : I can see clearly now .



Le saviez-vous ? Cette chanson est en fait une reprise de Johnny Nash, chanteur soul américain qui fût également un temps producteur de Bob Marley (pas sa meilleure période, on est d’accord) qui lui offrit une poignée de chansons (mais pas I can see clearly now). 


Sorti en 1972, I can see clearly now fût également chanté en 1977 par… Claude François, sous le titre Toi et le soleil (on notera au passage la qualité du traducteur). 


Concernant Jimmy Cliff, Rasta Rockett est loin d'être la première incursion de la star du reggae disco dans le cinéma. En effet, comment ne pas citer l'excellent film jamaïcain The Harder They Come (Tout, tout de suite en français) dans lequel il joue le rôle d'un petit malfrat de rude boy dans le Kingston musical des années 70 et pour lequel il a composé une superbe musique (bien éloignée des Reggae Night et autres Hakuna Matata qu'il fera par la suite).


Et surtout n'oublions pas le chef d'oeuvre de l'année 1990, le bien nommé Désigné pour mourir (Marked for death) dans lequel le grand Steven Seagal dézingue du dealer rasta/vaudou jamaïcain qui sème la pagaille dans son village d'enfance (le méchant jamaïcain semblait avoir remplacé le communiste soviétique dans les films d'action de cette période transitionnelle de l'Histoire du monde puisque dans Predator 2, Danny Glover affronte également des dealers rasta). Dans ce film, on peut apercevoir Seagal aller voir Jimmy Cliff en concert.